-

Les émotions sont un aspect de l’humain à la fois si fondamental et si méconnu alors qu’elle faisait pourtant partie intégrale des sagesses ancestrales. Sans m’étendre sur le passé, une des raisons pour laquelle la connaissance émotionnelle a été écarté est bien simple, en elle réside TOUT le pouvoir du genre humain. Étonné?

La raison en est simple, l’émotion est la clef ET la porte d’entrer vers notre subconscient et notre capacité à réellement créer notre réalité. C’est, entre autre chose, le fondement de la fameuse loi de l’attraction. C’est aussi le principe des miracles de la foi et le principe fondateur de l’hypnose et de la PNL…

Je vous perds? Laissez-moi clarifier. Il en est que les émotions jouent un rôle à la fois précis et fondamental dans la lecture et l’orientation de nos vies. En fait, elles agissent en tant que messages d’alertes nous informant des actions requises pour maintenir un état de bien-être optimal. C’est notre capacité à décoder et agir sur ces alertes qui nous donne un maximum de pouvoir sur nos vies.

Par exemple, la colère nous indique qu’une situation oppose une contradiction avec nos valeurs profonde ou fait obstacle à l’expression de nous-même. La tristesse indique que nous vivons de l’impuissance ou un manque vis-à-vis d’une situation affective, la peur révèle une inadéquation entre l’émotion et la raison (ce qui nous avons enregistré comme juste). Nous y reviendrons…

Le hic ici est que – contrairement à ce qui est largement véhiculé dans nos sociétés – il ne s’agit pas d’apprendre à contrôler nos émotions pour reprendre notre pouvoir sur nos vies!!! L’auto-control tel que valorisé en occident, induite par la fameuse hégémonie de la raison, est au contraire la pire des solutions puisqu’elle nous empêche d’apprendre à les recevoir et les écouter.

La recette du bonheur existe-t-elle?

La recette du bienêtre consiste, à l’inverse, à être à l’écoute de nos émotions – ce concept modern qui fait beaucoup sourciller nos grands-pères. Maintenant, la recette est à la fois simple et au combien complexe et se décline en de multiples facettes (qui feront l’objet d’un prochain article), mais surtout, elle requière souvent un profond travail de déconstruction de ce que nous avons appris et intégré. C’est ce travail qui, justement, sème souvent le doute sur l’efficacité d’une approche plus sensible de la vie.

Depuis l’enfance, on nous sert des phrases comme celles-ci :

« Celui qui perd contrôle de ses émotions perds la compétition. – Gérard Houille

« Il faut prendre contrôle de ses émotions avant qu’elles ne prennent le contrôle sur nous. » – Inconnu

On nous a enseigner à « être fort », à ravaler nos peines et à avancer malgré tout. Ni femmes, ni hommes n’avaient envie d’être surpris à pleurnicher « comme une fille » puisque ce serait faire preuve de faiblesse, ça va à l’encontre de la réussite… Tout ça est profondément gravé dans l’ADN collective. On en faisait déjà la blague à mon bébé de 3 semaines!!!

Le résultat en est que nous avons – pour la plupart – ravalé beaucoup, BEAUCOUP de souffrance… Hors, « tout ce que l’on résiste persiste » et toutes ces émotions non reconnues et refoulées habitent nos cellules en attente d’être en fin libérée. Il ne s’agit pas ici de vagues allégations ésotériques. La psychologie a depuis longtemps entériné ce principe et la science empirique va également de plus en plus en ce sens avec les récentes découvertes sur le cortex ventral*.

*https://www.inrees.com/articles/intelligence-du-ventre/

Les revers d’une « detox émotionnelle »

Ceci signifie donc que lorsque nous entamons le processus d’écoute de nos émotions, petit à petit ressurgiront d’anciennes émotions refoulées. Nous pourrons, par exemple, nous retrouvé soudainement en larme devant un commentaire anodin, être pris de rage pour la plus insignifiante des contrariétés ou encore faire de soudaine crise d’anxiété pour des situations que nous avions sous contrôle durant des années. Ceci signifie également voir resurgir des souvenirs et des blessures que nous croyions faire partie d’un passé mort et enterré.

Tous ces « symptômes » font malheureusement (ou heureusement) partie d’un processus nécessaire de nettoyage des mémoires du corps. Pourquoi? Parce que nos corps ainsi encrassés par ces résidus émotionnels sont privés d’accès à leur sagesse innée ainsi qu’à leur santé optimale.

Et que gagne-t-on à apprendre à écouter nos émotions?

Une fois que nous intégrons l’écoute des émotions, nous apprenons à ce laisser guider par les messages qu’elles nous envoient, ce qui permet de vivre de manière plus équilibré et selon ce que nous sommes vraiment. Nous apprenons à décoder les programmations mentales erronées qui nous provoquent souvent beaucoup de souffrances inutiles et nous éloigne de la vie dont nous rêvons. Ceci faisant, nous en venons finalement à reprogrammer notre subconscient, qui peut en fin travailler en notre faveur plutôt qu’en faveur de nos blessures et de nos peurs, s’affairant enfin à manifester les occasions et les synchronicités qui nous permettent de s’accomplir pleinement et dans la sérénité.

Je termine cet article (duquel en naîtra d’autre puisque cet un sujet très très vaste) en vous partageant cet article INDISPENSABLE sur le rôle des émotions et les effets néfastes des émotions refoulées: http://www.redpsy.com/infopsy/emotions.html. Comme presque tout ce que j’avais envie de vous raconter en détails y est dit, je vous le recommande vivement.

Bonne lecture et à très bientôt!

Josiane